La Révolte des Douxces c’est l’histoire de peluches lasses du monde humain qui les entoure. Des personnages qui nous rappellent à la douceur enfantine que nous laissons souvent de côté, alors qu’il est fondmental de la défendre et de la faire vivre. Que sacrifions-nous ? Au profit de quoi ?
L’alternance entre la gouache et l’acrylique et entre les différents formats donne un rythme à ce récit fragmentaire. J’introduis ici des portraits pour que les Douxces soient sujets qui sont mis en scène par ailleurs. Nous avons à faire à une équipe d’objets sortis de leur impassibilité, pour ne plus subir.
Ce projet est un nouveau pas de la peinture vers l’illustration en ce sens qu’il est fait pour raconter.

Prendre la tangeante
Acrylique 50×70 – vendu

Les courants d’airs emporteront
les courants de pensée
Gouache 32×43 – 80 e

Aucun.e d’entre nous
ne retournera plus au grenier
Acrylique sur toile 50×70 – 400e

Baleine sous gravier
Gouache A4 – 80e

Encre
26×44 – 130e

Relire nos souhaits punaisés
sur les étoiles filantes
Acrylique A4 – 80e

Rassemblez tous les véhicules
à l’aire de jeux
Acrylique 41×82 – 400e

Ce soir, le crépuscule
a une saveur de barbapapa
Acrylique 24×32 – 80e

Gouache 32×43 – 80e

Les potes jouent au jeu de l’oie
à dos d’escargot
Gouache 32×43 – 80e
Dispositif d’écriture

Ce dispositif est une invitation à l’écriture. Pas besoin de prérequis, il s’agit de se laisser aller.
Pour faciliter la mise en écriture, voici quelques propositions. Elles sont là pour faciliter le démarrage, sentez-vous libre de vous en défaire.
Des support d’écritures sont disponibles
– Stock de mots :
Une tension presque palpable agite l’atmosphère. Pour mettre des mots sur vos impressions, écrivez3 mots que vous évoquent la douceur et 3 mots que vous évoquent la révolte.
A partir des mots de votre choix dans cette liste trouvez 10 autres mots, par association de son ou d’idée.
– Les Douxces parlent aux Douxces
la rumeur chuchote qu’un grand changement se prépare. La dissidence s’organise et communique par les petites annonces. L’une des phrases vous est adressée.
Choisissez-la, détachez-la et recopiez-la, c’est votre phrase de départ. A la suite de celle-ci décrivez en quelques lignes une ambiance, un lieu, ou un événement qui accompagne l’étincelle.
– Joie, lutte et douceur
Le décor est planté, la lutte se répand un peu partout. Il faut en faire le récit. Votre texte prendra la forme que vous souhaitez (poésie, conte, récit). Il s’agira d’une histoire de peluches en lutte, joyeuses ou sombre, étrange ou rassurante, drôle ou dure. Pour cela inspirez-vous des mots que vous avez en stock, du décor déjà, et des différentes œuvres. Vous pouvez également aller entourer des mots qui vous parlent dans un des livrets (oui, on a le droit !). Vous pourrez terminer votre texte par la première phrase choisie.
Nous vous invitons à partager vos textes, par mail (seb.breynat@gmail.com) ou instagram, ou via la boîte installée Au café Ogygie (4 Rue Paul Bert, 38000 Grenoble)
Faites-nous savoir si vous voulez les lire ou les faire lire, les signer ou les anonymiser
et laissez-nous un contact si vous souhaitez avoir les infos pour la lecture collective. Pensez à les prendre en photo pour en garder une trace.
Un atelier d’écriture prix libre et une lecture collective auront lieu le 3 avril.
Ce soir, le crépuscule a une saveur de barbapapa,
pendant que les pieds dans l’eau
on regarde des nénuphars en forme de fesses et de coeur.
Un dernier verre avant l’autre.
Un dernier joint avant l’aube.
On ne compte plus les phœnix nés dans le cendrier.
Les potes jouent au jeu de l’oie à dos d’escargot,
certain.es dessinent à la craie
une marelle sur le bitume mouillé avec le ciel à la clé.
Voilà le décor de l’étincelle.
Newsletter des absent.es
Qu’est ce que tu deviens, quoi de neuf, c’est quoi tes projets ? Interrogatoire de soie
pour ganter la poigne du temps compté.
On prend la tangente,
course arrêtée sur le perron :
il est temps de nommer les couleurs de l’automne.
Les cases à cocher deviennent des bulles de savon,
les cardinaux ne sont plus que 4 points lointains,
comme les bateaux sur l’horizon.
Les pirates de tout âge refusent de jouer aux policier.es
Perspectives tordues.
Rassemblez les véhicules à l’aire de jeux,
Ce soir, nous reprenons la machine à pince de la foire.
Aucun.e d’entre nous ne retournera plus au grenier.
Des armes s’improvisent,
un mikado, un rétroviseur.
Aucune autre consigne n’est donnée,
la marge prend le pas sur la dictée.
On aura beau clamer nos cris de guerre,
en nous voyant ainsi accoutré.es,
nos ennemi.es seront désarçonné.es.
Ici, jeux de ballon obligatoire :
Maintenant, on désignera nos chef.fes
à la balle aux prisonnier.es.
Absence au boulot, aucun motif, que des patterns,
arrêt sans ordonnance, causes émotives,
certificat de décence dans la benne à papier,
et si on s’ennuie,
on en profitera pour relire nos souhaits
punaisés sur les étoiles filantes.
Demain, nous grimperons sur les cordes qu’il pleut
pour chasser les nuages de mai.
Nous garnirons de chamallows les barbelés pour éviter les éraflures
et les courants d’airs emporteront les courants de pensée.
On relira les livres qui ne sont plus de notre âge.
Tout y était déjà inscrit.
Et on essuiera toute la rage qui était contenu dans ces vases brisés.
Pourtant, le temps déraille,
les grains du sablier se sont mis d’accord
pour se retrouver dans l’engrenage.
La boite à musique se désaccorde.
Et nous dansons.
Le faisceau d’un appareil à diapo – rai de poussière soulevé,
donne une direction.
On sait qu’il y a un horizon
mais on ne sait pas où.
Question fondamentale qui nous tient
comme le tuteur d’un gardénia :
Nous, doux.ces,
si nous ne le sommes plus,
qui le sera ?
Ce soir, le crépuscule a une saveur de barbapapa.